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Une vitrine qui cartonne à la 8e édition du FRIMAT (1/2)

André Péloquin
4 août 2012

Comme il serait déplacé pour la rédac’ en chef de BangBangBlog de commenter la vitrine de la 8e édition du Festival de la relève indépendante musicale en Abitibi-Témiscamingue (FRIMAT) – elle y intervient à titre de juge -, je me suis proposé pour couvrir ces deux soirées où six projets locaux concourent pour une variété de prix, dont une bourse de 2000 $ offerte par la Société St-Jean-Baptiste, une participation à l’édition 2013 du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME), une campagne promotionnelle sur les ondes de NRJ, etc.

Ainsi, en première partie de Marie-Pierre Arthur, trois projets de la région se sont succédé sur la scène de la salle Félix-Leclerc de Val-d’Or: Landes, Sorcière et Les Gars du Nord.

Nom de plume de Dave Gagnon, Landes est un projet post-rock intéressant, qui serait sûrement apprécié des nostalgiques de Godspeed You! Black Emperor, mais qui n’est malheureusement pas arrivé à se distinguer sur scène. Isolé derrière sa guitare, son ordinateur portable, ses pédales et bidules, Gagnon a livré une prestation aussi linéaire qu’hermétique, tenant plus de la répétition que du spectacle. Bien sûr, on ne s’attendait pas à des «Comment ça va, gang? Faites du bruit!», mais le malaise demeurait palpable, poussant le public présent dans la salle a jaser tout au long du spectacle. Bien que Landes était, à mon humble avis, le projet musical le plus intéressant de la soirée, celui-ci ne s’appréciait tout simplement dans un contexte de vitrine.

Puis vint Sorcière, un artiste folk rock carrément aux antipodes du projet de Gagnon.

Dès son entrée sur scène, Pierluc Chartier jetait toutes ses cartes: cierge, pieds nus, lézard empaillé; l’essentiel sera dans l’apparat. Bien que talentueux, l’auteur-compositeur-interprète, qui suscite autant Yorke que Saez, s’enlise en multipliant les frasques (en perdant, notamment, un temps fou à gosser avec son pied de micro entre certaines pièces) et en mettant de l’avant une théâtralité qui se perd dans la grandiloquence (son interprétation est tellement poussée par moments, qu’on croirait avoir affaire à une parodie de chanteur typiquement indie). Après le pot, les fleurs: Chartier est aussi un guitariste émérite, un parolier maladroit, mais imaginatif et un personnage plutôt charmeur (la réaction du public d’hier en témoigne, d’ailleurs).

Pour terminer cette première soirée de la vitrine 2012 du FRIMAT: le rock progressif des Gars du Nord.

Troupe qui se livre à un rock progressif tirant la couverte entre le métal et le folk celtique, les Gars du Nord a livré une prestation à la bonne franquette: brouillonne par moments, mais tout de même savoureuse. Les geeks de jeux vidéo devraient prêter l’oreille, car l’oeuvre des Gars du Nord s’assortirait à merveille aux récentes vagues de reprises «métal» des trames sonores de la série Castlevania.

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