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PodmodernismeBeurrer épais: Hans Heinrich, Gustafson et Mehdi Cayenne Club à la 4e soirée des préliminaires des FrancouvertesAndré Péloquin29 février 2012
Après avoir manqué une étape des préliminaires et la tempête des sœurs Boulay, me revoici au Lion d’or. Comme toujours, la soirée commence en retard. Comme toujours, de plus en plus de gens connaissant les rouages du concours jacassent alors que les explications pour le vote s’étirent. Comme toujours, revoici ma drummeuse-peu-convaincante préférée… Pour casser la glace : le folk rock d’Hans Heinrich À la croisée des chemins entre le folk engagé de Bright Eyes et la version plus bon enfant du genre livrée par Kain, on retrouve Hans Heinrich. Alors que famille et amis étaient gagnés d’avance, le bellâtre et son escouade de musiciens aguerris, mais sans chimie (mention spéciale à son trompettiste Christian David, toutefois, qui relevait le jeu à chacune de ses interventions), se sont élancés avec nervosité et confiance… Embêté par quelques fausses notes et, surtout, un badinage maladroit et cliché à souhait entre les pièces (« J’suis avec vous les étudiants! » et autres « ça va mal pour le Canadien! », etc.), Heinrich semblait surtout obnubilé sur scène, ne sachant pas trop quoi faire pour capter l’attention du public visiblement venu pour acclamer les autres artistes. Sauf pour les moments où le chanteur se la jouait un peu plus « solo » en agrippant, tour à tour, son ukulélé et sa balalaïka, sa performance aura été, malheureusement, fort oubliable. Comme me le mentionnait mon voisin de table, son CD est réussi, mais c’est plutôt drabe sur scène. De la belle margarine, en effet. Petite déception pour le collectif : celui-ci ne se qualifiera finalement pas dans le « top 9 » des préliminaires… Alors que le groupe mentionne autant Gainsbourg que les Strokes – et Tintin? – dans sa biographie, j’ajouterais Karkwa, Indochine, Daho et Bonjour Brumaire. Bref, Gustafson suscite plusieurs influences et références, mais le collectif prometteur manque diablement de personnalité. Avec ses textes léchés, imagés, mais ne remuant aucune émotion, ou si peu, le charismatique chanteur et claviériste Adrien Bletton et ses sbires (accompagnés de cordes pour l’occasion) se sont livrés à une prestation (plutôt froide) de pièces un peu longuettes (et qui beurraient parfois épais pour rien) devant un public charmé d’avance. Seul moment de candeur : lorsque le clavier du guitariste Jean-Philippe Perras-Therrien déconnera – assez pour justifier deux arrêts (oui, oui, deux) – et que celui-ci se mettra à danser pour combler le vide. C’est autour à qui? C’est autour au Medhi Cayenne Club… Acculé contre le mur, le groupe funk rock n’importe quoi Mehdi Cayenne Club s’est auto saboté en répliquant de façon risquée : en pédalant, l’ampli à onze. Ainsi, le chanteur « slash » guitariste « slash » slammeur « slash » comédien Mehdi Hamdad s’est démené tel un diable dans l’eau bénite alors que son groupe – qui remporte la palme du plus bel esprit de corps de la soirée, d’ailleurs – le suivait tant bien que mal. Quelque part entre un Karim Ouellet sur le « speed » et un finissant en théâtre vraiment gossant, la présence scénique d’Hamdad engloutissait tout sur son passage, rompant le contact avec le public. Celui-ci ne jouait plus sur scène, mais répétait devant son miroir, gestes caricaturaux et intonations mélodramatiques en prime. Bref, il beurrait épais en crime. Bien que le Mehdi Cayenne Club demeure mon groupe préféré de la soirée (j’ai un faible pour les « underdogs », que voulez-vous), celui-ci n’a pas réussi à se hisser dans le palmarès. … Après une soirée, ma foi, assez beige merci, on se retrouve la semaine prochaine avec une soirée plus rap avec Feuilles et Racines, Soké et MC Phylis + Maxime Robin. Pour lire l’opinion de ma collègue La Pimbèche sur cette même soirée, cliquez ici! Pour avoir plus de détails sur les groupes et les soirées à venir, on vous a préparé un ‘tit dossier à ce sujet y’a quelques jours. On clique ici pour le consulter!
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