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“They Don’t Make Stationary Like This Where I’m From”: une pseudo critique de “Pinkerton” de François Samson-Dunlop et Alexandre Fontaine-Rousseau

André Péloquin
7 décembre 2011

Pinkerton

Difficile de croire que lors de sa parution, le désormais cultissime deuxième disque de Weezer a eu droit à un accueil mitigé. Le vénérable magazine Rolling Stone, par exemple, a qualifié les nouvelles paroles de Rivers Cuomo – le gars à qui l’on doit “Buddy Holly” et, malheureusement, “Beverly Hills” un peu plus tard – de “juvéniles”. Des années plus tard, les paroles demeurent “juvéniles”, mais aussi indélébiles, tatouées sur les bras trop longs d’éternels adolescents.

Pinkerton, c’est plus qu’un disque. C’est un rite de passage. C’est aussi un horrible cliché, bien sûr, mais ça demeure un album qui aura marqué une génération (ou deux, ou trois) de mélomanes qui, des années plus tard, se lanceront dans la musique à leur tour (et feront probablement de l’emo rock horrible) ou de la BD comme François Samson-Dunlop et Alexandre Fontaine-Rousseau qui lançaient récemment Pinkerton, une BD inspirée de près et de loin du disque culte.

Qualifié de “comédie romantique pour vieux adolescents” par Dunlop lui-même, Pinkerton est aussi un exercice de style déconstruisant le monstre créé par Cuomo et ses sbires. Sous fond d’une trame narrative plutôt classique, mais ô combien familière aux fanatiques de Weezer, un personnage tente d’oublier une nouvelle peine d’amour en se claquant le fameux Pinkerton en boucle. Un ami le surprenant sur le fait lui propose plutôt de surmonter ses démons – le disque et la fille – en déboulonnant le mythe une chanson à la fois.

Points forts: l’idée est géniale et la mise en page est léchée.

Le dessin semble toutefois être qu’au service des phylactères et de la trame narrative par moments. Bref, la BD est plutôt verbeuse, les élucubrations philosophiques des personnages principaux – qui pourraient être plus étoffés – l’emportant sur le canevas de l’oeuvre.

Pinkerton, la BD, demeure tout de même un hommage vibrant qui évite les pièges de la nostalgie et du racolage. Les Fêtes approchant, je recommande aux filles désirant devenir “les plusses meilleures blondes au monde” d’offrir l’oeuvre à leurs petits amis, mais attention! L’oeuvre suscitera sûrement des histoires de coeur que vous n’auriez jamais voulu entendre.

Pour avoir plus de détails: collectioncolosse.com

2 commentaires
  • [...] Je ne suis pas la plus calée dans le genre, mais je me permets de vous parler de Pinkerton, même si André Péloquin l’a déjà fait. PARCE QUE J’AI TROUVÉ ÇA GÉNIAL. (Et je n’avais même jamais écouté Pinkerton [...]

  • jessy fuchs
    2 avril 2012

    ca c’était vraiment vraiment fort ce bouquin la!

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