BangBang : bangbangblog.com

Podmodernisme

Nouvelle série de billets: 4+7

André Péloquin
13 septembre 2011

4+7, dans le sens de la rencontre de la 4e forme d’art (la musique) au septième (Ie cinéma). Bref, je vais me permettre des critiques de films où la musique est privilégiée (pis comme j’ai un bac en études cinématographiques et littérature comparée, je crois que je peux jouer au critique de film pour quelques billets de blogue. Bref, fuck you Kevin Laforest, t’es pas mon père, bon!)

Pour entamer cette série, débutons avec une agréable surprise : Killing Bono, une presque biographie fictive de U2 que je vous suggère fortement en attendant de voir le fameux docu lancé y’a quelques jours à Toronto.

Killing Bono

Comédie réalisée par Nick Hamm (réalisateur britannique à qui l’on doit le thriller lugubre The Hole qui a notamment lancé la carrière de Keira Knightley), Killing Bono raconte l’histoire (vraie!) des frères Ivan et Neil McCormick, deux musiciens irlandais qui ont gravité de près, puis de très, très loin, dans le même univers rock que U2, un projet affublé « d’un nom ridicule de sous-marin » formé par des amis d’enfance. Alors que les multiples projets rock des frères McCormick se casseront joyeusement la gueule (ma gaffe préférée : organiser un concert monstre… le jour de Live Aid!), Paul David Hewson deviendra Bono, David Howell Evans se surnommera The Edge et on connaît la suite de l’histoire.

Sans être un film enlevant, ni particulièrement drôle, Killing Bono demeure tout de même un chouette divertissement et, surtout, un clin d’œil aussi décalé qu’amusant aux monstres irlandais du rock. Leur antipode, les frères McCormick, offre aussi un constat intéressant. Alors que l’aîné assure à son cadet (qui a tout d’abord été approché pour accompagner U2) qu’ils réussiraient en famille, et « sans vendre leur âme » comme Bono et compagnie, Shook Up (le projet des frères) passera tout de même par toute les marottes possibles (le glam rock, le grunge, le rock n’ roll… avec les tenues de scène et la gestuelle que chaque genre requiert) afin de tenter de se tailler une place dans le monde du rock.

Bien que la trame narrative du film stagne par moments et que certains gags tombent à plat, le film a de l’âme et le plaisir des interprètes est contagieux. Bref, je m’attendais vraiment à détester cette comédie bon marché (tout comme je déteste U2), mais je rédige aujourd’hui un billet pour vous encourager à le louer. T’sais veut dire…

À souligner : la performance de Martin McCann, un jeune acteur irlandais, qui, en plus de ressembler à Bono, dégage la même énergie « ouais, j’suis une crisse de grosse rock star, mais j’suis aussi un ‘tit gars de l’Irlande pas mal humble pis j’suis même un mec songé, bébé! » Notons aussi la dernière performance du regretté Pete Postlethwaite, emporté par le crabe peu après le tournage du film qui joue ici un rôle complètement accessoire – le propriétaire de l’immeuble où les frères habitent – mais tout de même sympathique.

Ma note : 3 tuques de The Edge sur 5

Pas encore de commentaire.

Podmodernisme

Blogue d'André Péloquin. C'est pas mal ça!