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Malajube, Clues et Bateau Noir au Métropolis: y’ont c’qu’ils mérite et quelle jouissance!

André Péloquin
19 décembre 2009

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En 2008 la légende du skateboard devenue cinéaste Stacy Peralta réalisait une série de publicités « documentaire » pour Burger King surnommée « Whopper Virgins ». Le concept était aussi simple qu’inusité : trouver des personnes qui n’ont jamais bouffé de « junk food » et filmer leurs réactions lors de leur première bouchée. Peralta s’est donc pointé, caméra à la main, burger de l’autre, en Thaïlande, au Groenland et même en Transylvanie. Bref, toute cette entrée en matière boiteuse est pour vous dire que je me sentais un peu comme Peralta hier (moins les « hollie 360 backflip », j’imagine) alors que j’initiais la douce à son premier concert de Malajube (oui, oui).

Bateau Noir ouvrait le bal. M’étant pointé en retard, je ne pourrai malheureusement pas vous en parler. J’ai toutefois jasé quelques minutes avec le guitariste Rémy Nadeau qui avait l’air plutôt satisfait de la performance de son groupe. « C’était notre meilleur show à vie, man! Too bad que t’ailles manqué ça! » Agace, va! Pour les autres twits dans mon genre, on pourra se reprendre le 12 février au Il Motore alors que le groupe lancera son premier compact La Sauvagerie des heures.

Clues enchaînait. Bien qu’hermétique en début de prestation, la petite armée d’Alden Penner a rapidement séduit la salle. Malgré la taille imposante du collectif (et la dimension épique de la plupart de ses pièces), la troupe avait toutefois de la difficulté à meubler adéquatement la scène du Métropolis. Bref, vivement un concert en tête d’affiche dans un endroit plus intimiste!

Puis vint Malajube… et la douce se rappliquant in extremis – en robe de bal! – de son party de bureau. Premiers commentaires de la dame : « Wow! Ils sont ben tights! Je me demandais jusqu’à quel point ils pouvaient rendre les pièces en concert. C’est super bon. Pis Julien Mineau est moins vedge que je pensais! » En effet, le bataillon était en grande forme.

Que dire de plus? C’était sûrement un des meilleurs concerts de Malajube que j’ai vu au Métropolis. Le son était impecc’, la foule survoltée, les éclairages se prêtaient bien aux pièces et la sélection de chansons tenait presque du « greatest hits » (quoique certains jeunots – que j’ai épié dans la salle de bain après le concert… mon sport préféré, en effet – ont décrié le manque de nouvelles pièces). À noter aussi la présence d’un chœur… et de notre Sunny Duval qui s’est pété un solo de guitare de 30 secondes sur « Casse-cou » pour ensuite retraiter en coulisse. Vivre dans un monde où Sunny Duval vient coiffer nos tounes de solos. J’en suis!à

Seul bémol (qui me gosse depuis le lancement de Labyrinthes en fait) : l’interprétation de « Porté disparu » sur scène est maladroite. Trop de mots par accords? Je ne sais pas, mais ça m’agace… et on peut s’entendre que si c’est la seule ombre au tableau lors de ce concert, ça devait être pas pire pantoute comme soirée, tsé!

Hop, la finale de la soirée!

Un commentaire
  • Isabelle Gagnon
    22 décembre 2009

    Tu fais comment pour ne pas chanter quand tu filmes ?

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