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Podmodernisme

D’un extrême à l’autre (retour sur les concerts de Marie-Pierre Arthur et Speed Massacre)

André Péloquin
12 décembre 2009

Mercredi, c’était soir de tempête. Alors que les métros tombaient en panne et que les autobus circulaient tant bien que mal dans des rues à peine dégagées, une foule bigarrée (mi-auditeurs de Christiane Charrette, mi-coiffeurs et coiffeuses de salons branchés, toi, moi pis ta mère) convergeait vers le National pour la rentrée montréalaise de Marie-Pierre Arthur.

Parenthèse : je déteste ce terme. « Rentrée montréalaise ». Comme si une tournée était, en fait, qu’une excuse pour rôder un concert qui allait réellement se jouer sur l’île. Comme si c’était lors de cette soirée fatidique que l’artiste allait carrément se donner à 100% sur scène. Comme si ma ‘yeule, en effet.

En première partie : Avec pas d’casque qui effectuait, justement, sa « sortie montréalaise ». Concert cruel, ignoble, beaucoup trop court. Les barbus étaient néanmoins en grande forme. Tellement que je n’ai rien à ajouter.

C’était parfait (vraiment, vraiment trop court, mais parfait). Saluons aussi les efforts de l’éclairagiste pour simuler une nuit étoilée et un feu de camp.

Puis, « the girl in the band ». Longtemps la bassiste de l’un et la choriste de l’autre, Marie-Pierre Arthur terminait une année (et une ascension) incroyable devant un public conquis d’avance.

Bien entourée (Olivier Langevin à la gigue et à la guitare, des apparitions-surprises de Louis-Jean Cormier et François Lafontaine de Karkwa), Arthur a pas mal fait le tour de son premier compact en plus d’y aller de quelques reprises (du Fleetwood Mac!). Que dire de plus? Son impec ’, bonne chimie avec son « band », tout le monde il est beau, tout le monde il est content!

Deux jours plus tard, on se ramenait à L’Esco pour le deuxième spectacle de Speed Massacre (vidéos à deux sous à venir). Comme Julie Ledoux a déjà fait son compte-rendu de la soirée, j’ajouterai seulement que ça faisait longtemps que je n’avais pas eu « peur » comme ça.

Dès la première chanson – « Cops On The Dancefloor » – le chanteur Joakim Morin s’élançait dans la foule. Quelques pièces plus tard, il tente une manœuvre de « stage diving » (à L’Esco! Faut le faire!) pour finalement s’écraser au sol devant des mélomanes ahuris. « J’aimerais ça être à votre place, Montréal! » allait-il ajouter par la suite. Heureusement, le collectif a le talent pour accompagner cette attitude. Un mur de son? Un fuckin’ barrage avec des bouteilles cassées en guise de barbelé!

Sans vouloir jouer le jeu du « hype » ou de « the next big thing », disons tout de même que Speed Massacre – s’il n’implose sous le poids des autres projets de ses membres… ou de son propre égo – va sûrement mettre le feu aux poudres en 2010 (album à venir en février selon le type qui m’a vendu un cd gravé remis dans un sac de papier brun en guise de pochette… fuckin’ ghetto, j’te dis).

Oh, y’avait aussi Dead Messenger en première partie. Honte à moi, c’était ma première fois et je dois avouer que j’ai été agréablement surpris.

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