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Podmodernisme

Retour sur la supplémentaire de « Total Crap 6″ présentée dans le cadre de Spasm

André Péloquin
1 novembre 2009

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Vendredi dernier, toujours dans le cadre de Spasm, se tenait une reprise de la sixième édition de Total Crap. Entouré de fêtards déguisés en Fred Cailloux et en secrétaires des années 80 (ou était-ce des hipsters à leggings et grosses montures? la ligne est de plus en plus mince!), inutile de dire que l’atmosphère était idéale pour cette deuxième pelletée du pire de la télé du terroir.

Accueuilli par mister Spasm lui-même, Jarrett Mann, celui-ci allait foutrement élever nos attentes.

« C’est vraiment un summum du « trash ». Vous ne serez pas déçus! »

Entre deux rasades de clips eighties d’heavy metal et de bon vieux TQS, le zénith de la marde allait finalement se pointer: Putain de chômage.

Véritable ovni du cinéma québécois, Putain de chômage semble être – du moins, selon les extraits visionnés – le premier drame politisé porno ou le premier porno dramatique sous fond d’actualités. La bête en quelques lignes: entièrement tourné dans une chambre de motel (les amateurs de mélamine et de stores verticaux vont a-do-rer): un type qui a sûrement terminé sa (courte) carrière de comédien comme figurant dans Le dernier chapitre perd son job dans une quelconque usine alors que sa femme/blonde/cousine (s’il venait de Tracy) achète à crédit une balayeuse de 700$ et des poussières. Les dettes s’empilant, le bonhomme demande à la madame de se prostituer (d’ou le titre!) « en attendant ».

Pour faire une histoire: on a droit à une séance de fellation de pénis aussi moustachu que mou et l’épilogue le plus bâclé de la petite histoire du septième art d’icitte: un panneau rouge avec quelques mots en blanc indiquant que, quatre ans plus tard, Chantal allait mourir du sida. J’imagine alors les bonhommes (ton oncle, genre), bite à la main, en train de se ramollir tout en se disant « Sacrament! Kossé ça!? » La morale de l’histoire: 700$ pour une balayeuse, c’est comme la bière au Lion D’or: trop cher.

Samedi: y’avait un bal de l ‘horreur avec Le Matos et compagnie, mais j’ai préféré manger de la joue d’boeuf, lutter avec une femme hibou, critiquer un « Street Stylin’ » du magazine Nightlife en me trouvant très verveux ((« esti que c’est un nom d’enfant unique, ça! »… j’ai oublié de vous dire que j’ai aussi beaucoup, beaucoup bu) et chanter sur du Julien Clerc jusqu’à ce que les voisins du dessous viennent se plaindre. Good times, j’te dis!

La septième édition de « Total Crap » se tiendra quelque part en 2010. Tout comme la prochaine édition de Spasm, tiens!

Pas encore de commentaire.

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